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Colloque « Les dimensions de la reconnaissance mutuelle en droit de l’Union européenne »

Publié le 8 septembre 2015

La reconnaissance mutuelle en droit de l’Union européenne a déjà été largement discutée par la doctrine. Elle s’est pourtant essentiellement limitée à l’identification de sa nature. En qualité de principe structurel de la construction européenne, la reconnaissance, comme l’équivalence et la confiance constituent, pour la doctrine, non seulement, un moyen de justifier l’approfondissement de l’intégration européenne auquel ces différents outils contribuent, mais aussi une réponse détournée à la crise identitaire constatée par leur instrumentalisation.

Date(s)

le 8 octobre 2015

Lieu(x)
Créteil
Université Paris-Est Créteil
Faculté de droit
La récente actualité de la remise en question de l’adhésion à la Convention européenne des droits de l’homme, ou encore législative et jurisprudentielle ne fait qu’alimenter ce discours doctrinal tant la construction européenne est arrivée à un point culminant dans les tentatives de repenser et d’asseoir sa légitimité. La référence expresse à la reconnaissance mutuelle, à la confiance et à l’équivalence dans les traités, dans les actes de droit dérivé, notamment la soft law, mais aussi en marge des traités, exige que l’on s’interroge à nouveau sur la reconnaissance mutuelle. Il faut cette fois-ci aller au-delà de sa nature principielle et la sonder en tant que méthode. Il s’agit d’évaluer sa pertinence dans le contexte actuel. En concurrence avec les notions de confiance et d’équivalence, est-elle un outil utile ou encore l’outil le plus approprié de la construction du droit de l’Union européenne ? Technique de partage des compétences entre Union et États membres, doit-elle être comprise comme un défenseur des prérogatives nationales ou comme un avatar des velléités d’extension du droit de l’Union par les institutions européennes ? Au niveau législatif ou jurisprudentiel ? Peut-elle être présentée comme un nouvel outil de légitimation du droit de l’Union, voire de l’Union elle-même ? Cette question doit aussi être renversée pour s’interroger sur la légitimité même de cette méthode.

Toutes ces interrogations permettent de mettre au goût du jour la reconnaissance mutuelle en révélant ses différentes dimensions.